Que faut-il savoir ?
L’Organisation de coopération et de développement économiques anticipe désormais une croissance de l’économie mondiale de 2,9 % en 2026, un chiffre légèrement supérieur à sa précédente estimation de 2,8 %. En revanche, sa prévision de croissance du PIB pour 2027 a été ramenée de 3,1 à 3,0 %. L’OCDE estime que l’inflation et la hausse des taux d’intérêt pèseront sur la dynamique de croissance à court terme, mais que la vigueur de l’activité liée à l’intelligence artificielle et la baisse attendue des prix de l’énergie devraient permettre de soutenir l’activité jusqu’en 2027. L’organisation a averti que toute nouvelle perturbation de l’approvisionnement énergétique liée au conflit au Moyen-Orient ou à des phénomènes météorologiques extrêmes pourrait également nuire à la croissance.
Dans le monde
Les actions américaines ont encore gagné du terrain la semaine dernière, sur fond de prolongation de la trêve dans la guerre commerciale opposant les États-Unis et la Chine. Un rebond du secteur technologique a contribué à porter le Nasdaq à un nouveau sommet : au cours de la semaine précédant la clôture de jeudi, cet indice essentiellement composé de valeurs technologiques a progressé de 2 %, tandis que le S&P 500 a gagné 1 %.* À l’inverse, le Dow Jones et les indices européens se sont repliés. La publication de données économiques supérieures aux attentes (l’indice préliminaire américain des directeurs d’achat pour septembre a enregistré sa plus forte hausse depuis plus de cinq ans) a suscité des inquiétudes quant à de nouvelles hausses des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, faisant grimper les rendements des bons du Trésor à des niveaux inédits depuis plusieurs décennies.
* Source : FactSet, en dollars US. Données au 24 septembre 2026
Le chiffre à la une : 33 %
L’électricité pourrait satisfaire de manière rentable 33 % de la consommation énergétique mondiale d’ici à 2035, contre 23 % aujourd’hui, selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie. L’électrification contribue à renforcer la sécurité énergétique des pays, à stimuler leur compétitivité et à réduire leurs émissions, indique l’AIE. Ces conclusions ont été rendues publiques à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies, à l’occasion de laquelle le secrétaire général António Guterres a appelé à la définition d’un calendrier précis pour l’abandon des énergies fossiles à l’échelle mondiale.
Le graphique de la semaine
La forte hausse des rendements réels (rendements obligataires ajustés en fonction de l’inflation) enregistrée cette année a eu peu, voire aucun effet sur la prime supplémentaire exigée par les investisseurs pour détenir des obligations d’entreprise (spreads de crédit). Même si ces conditions rappellent quelque peu la période dite du Mur d’argent marquée par des niveaux élevés de liquidité et des capitaux bon marché, laquelle a pris fin avec la crise financière mondiale de 2008-2009, les spreads actuels ne peuvent être comparés aux niveaux observés par le passé. L’amélioration significative de la qualité de crédit de l’univers des obligations à haut rendement en est l’une des raisons. Une autre tient à l’évolution actuelle de la technologie, qui fait grimper le taux d’intérêt neutre, c’est-à-dire le taux théorique permettant de maintenir la stabilité d’une économie, en raison d’un choc de productivité sur l’ensemble de l’économie.
Le bon mot : Limites planétaires
Terme désignant neuf processus critiques et leurs limites dans la préservation d’un système terrestre stable et résilient. Selon un nouveau rapport de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, les sept limites planétaires qui ont déjà dépassé l’« espace de fonctionnement sûr » ont désormais atteint leur niveau de dépassement le plus élevé jamais enregistré. Seules deux limites (l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique et la charge en aérosols atmosphériques) ont évolué favorablement ces dix dernières années. Selon le rapport, « les possibilités d’agir pour éviter des changements irréversibles s’amenuisent, mais elles existent encore ».
À venir
Mardi, la Reserve Bank of Australia se réunira pour fixer ses taux d’intérêt, tandis que seront publiés les derniers indices du climat économique et industriel de la zone euro. Les estimations définitives des PIB américain et britannique au deuxième trimestre sont attendues mercredi. Jeudi sera communiqué le rapport de synthèse de la Banque du Japon exposant son point de vue actuel sur l’activité économique et la politique monétaire. Enfin, vendredi seront annoncés les chiffres préliminaires de l’inflation dans la zone euro et les derniers chiffres de l’emploi aux États-Unis.
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